«…Chacun de nous peut faire l’expérience d’une autre dimension du temps. C’est simple. Fermez les yeux, entrez dans votre palais de la mémoire, ou votre caverne d’Ali Baba(…)… Appelez à la conscience un souvenir visuel, auditif ou olfactif, au choix. Un parfum de fruits d’été, par exemple, le grésillement des cigales, tel jour, en vacances, ou le goût des biscuits de votre enfance. A peine évoqués, ils sont là, intacts, tout vifs, tout neufs. Et l’on s’émerveille… » Henri Gougaud, in Renaître par les contes
En 1995, Isabelle Fesquet découvre, grâce à Michèle Chaumont, combien les récits traditionnels parlent aujourd’hui encore à notre humanité. Elle prend alors le chemin des contes et ne l’a plus quitté. Donner âme et chair aux histoires, traditionnelles ou contemporaines, embarquer l’auditeur ou l’auditrice, faire découvrir le plaisir d’écouter une histoire, être ensemble tout simplement, voilà ce qui motive son travail de conteuse.
Sur son chemin elle a croisé de nombreux formateurs ou formatrices qui l’ont aidée à avancer : Michel Hindenoch, Clara Guenoun, Renée Robitaille et Jihad Darwiche, etc. Au fur et à mesure de ses pérégrinations en France ou à l’étranger, elle a eu l’occasion de semer des histoires et d’en collecter d’autres. Elle a aussi fait quelques pas de côté pour voir ce qui se passait ailleurs…
Mais le conte l’a rattrapée en Auvergne où elle vit maintenant.
En 2014, elle a créé sa structure Mélimélomanilémo et est membre du Collectif Oralité Auvergne.
Tous les public l’intéressent : de la petite enfance jusqu’au grand âge, et publics empêchés (handicap, prison, Ehpad). Elle s’accompagne de son violon, quelques instruments de percussion (udu, zenko, kalimba). Elle propose des « racontées sorties de la boite », des balades contées ou spectacles.
Le conte n’est pas un art du spectacle, c’est l ‘art de la relation » dit Henri Gougaud.